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Pommes de terre transformées : la filière attend toujours le soutien promis par l’État

21-12-2020

Actualité

C’est tout frais

L’interprofession de la pomme de terre transformée alerte sur les conséquences de la crise sanitaire pour ce secteur.

Les industriels de la pomme de terre alertent sur les volumes à transformer. © Florence Guilhem

Pour faire face aux conséquences de le crise sanitaire et économique de la Covid-19, la filière pomme de terre avait obtenu de la Commission européenne, au printemps dernier, une dérogation afin de pouvoir dégager une partie de la production vers d’autres débouchés (alimentation animale, aide alimentaire…). Avec les conditions actuelles, le GIPT, l’interprofession de la pomme de terre transformée, vient de demander le renouvellement de cette dérogation puisque la crise perdure.

Aux abonnés absents

Par ailleurs, au mois de juin, Didier Guillaume, à l’époque ministre de l’Agriculture, avait annoncé à la filière un soutien exceptionnel de 10 millions d’euros. Mais six mois plus tard, cette enveloppe n’est toujours pas débloquée. « Nous avons un sérieux souci concernant ces 10 millions accordés mais toujours pas distribués », a réagi Christian Vanderheyden, président du GIPT. Pourtant, « la filière a besoin de ce renforcement » afin de pouvoir affronter les problèmes à venir. Si la fermeture des restaurants est prolongée au-delà du 21 janvier, « nous nous retrouverons avec une saison complète beaucoup plus difficile à gérer que la saison dernière ». « Les producteurs sont extrêmement inquiets », ajoute Geoffroy d’Evry, président de l’UNPT (producteurs). L’engagement de Didier Guillaume « donnait une petite lueur d’espoir. Le gouvernement est à côté de nous, il nous a entendus pensions-nous alors. Aujourd’hui, force est de constater que nous n’avons rien, si ce n’est quelques promesses ».

Le représentant du ministère de l’Agriculture a confirmé que sur les 10 millions d’euros promis, 4 millions étaient dirigés vers les agriculteurs. Sur ce point, le ministère précise qu’il en est à la préparation de la mise en œuvre de cette décision.

À lire aussi: Pomme de terre : la filière européenne dans l’incertitude

Pour le complément d’aide (les 6 millions restants), l’administration envisage de pouvoir les mettre à disposition des producteurs via la modernisation ou la construction de bâtiments de stockage de pommes de terre. Mais le ministre est aux « abonnés absents », constate Christian Vanderheyden, déplorant l’absence de réponses aux nombreux courriers depuis six mois. « Cette situation est triste et désespérante (…) alors que les conséquences de la deuxième vague se font déjà sentir. J’en appelle au respect de la parole donnée », a-t-il conclu.

Une campagne en berne

En fécule, la campagne 2020-2021 se caractérise par une légère hausse des surfaces de 3,5 % (23 600 hectares). Mais, les rendements sont très faibles, en raison notamment de la sécheresse. La baisse des rendements est de l’ordre de 20 % en moyenne.

Pour les pommes de terre transformées, lors de la campagne 2019-2020, le GIPT constate une hausse des achats des ménages : + 8 %. Mais, au global, la consommation nationale est en recul de 120 000 tonnes à 2 millions de tonnes. Ce recul s’explique par la baisse des ventes en restauration hors foyer (RHF) après la fermeture de toutes les formes de restauration au cours du premier confinement. Le nombre de repas servi en RHF a fortement reculé au printemps dernier : – 74 % en avril et – 65 % en mai. Or, près de la moitié des pommes de terre transformées est consommée hors domicile.

L’exportation aussi a été largement impactée que ce soit en produits finis, ou en expédition de pommes de terre destinées aux usines dans des pays voisins. La transformation dans les usines sur le territoire national a également fortement reculé : – 40 % en avril, – 47 % en mai.

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