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Boucherie : de la com pour garder la côte

03-09-2021

Actualité

Consommation

Ces vendredi 3 et samedi 4 septembre, des boucheries des Hauts-de-France participent à l’opération « Mon boucher a la « côte » ». Objectif : échanger sur leur savoir-faire et les viandes labellisées qu’ils proposent sur leurs étals. Luc Théry, artisan-boucher sur la Côte d’Opale, sera de la partie.

© A.V.

Lorsqu’on demande à Luc Théry, à la tête de trois boucheries sur la Côte d’Opale (Audruicq, Marck et Oye-Plage, dans le Pas-de-Calais) quel morceau de viande il choisirait pour se faire plaisir, il n’hésite pas une seule seconde. « Une belle côte persillée à griller ou du paleron en daube… de limousine bien sûr ! » Et pour cause, dans ses trois boutiques, on ne trouvera que de la limousine Label rouge. 

Pour bien faire son métier, Luc Théry mise sur la qualité et surtout, il tient à le faire savoir. « On n’est pas juste des revendeurs de viande, on transforme tout dans notre atelier. D’ailleurs, le boudin tout chaud de saison vient juste d’arriver. On a aussi un séchoir pour nos saucissons, vous pouvez venir voir ! »

Manier la langue et le couteau

Échanger avec la clientèle sur ses produits est devenu une arme indispensable à la panoplie du boucher analyse celui qui emploie une vingtaine de personnes dans ses trois établissements. « Les gens ont compris que ce qu’ils mangeaient agissait sur leur santé, ils deviennent de plus en plus connaisseurs. Avant, beaucoup de clients ne voyaient que le prix au kilo, aujourd’hui, ils ont de plus en plus d’exigences, et ils sont sacrément renseignés. Le fait maison et les labels de
qualité permettent d’y répondre. » Exit donc, le phosphate et les sels nitrités, « mais, pour ça il a fallu expliquer au client pourquoi le jambon changeait de couleur après deux jours au frigo ! » Cette année, le chef d’entreprise a choisi de participer à l’opération « Mon boucher a la « côte » », organisée par Limousin promotion. Un autre moyen, pour lui, de communiquer sur les principes qu’il défend derrière son comptoir. « La limousine est élevée 100 % à l’herbe. C’est une viande qui est faite doucement, de manière naturelle. Ça lui donne cet aspect persillé et savoureux », décrit le commerçant qui ajoute : « Ce sont aussi des poids carcasses plus pratiques à travailler que des charolaises, par exemple. »

A lire aussi : Des limousines Label rouge made in Hauts-de-France sur les étals des boucheries

Une fois par an, l’artisan se rend chez des éleveurs travaillant avec son fournisseur (Socopa). « Avoir un contact avec les agriculteurs, c’est important pour bien valoriser le produit final. »

Et quand on aime, on ne compte pas, chaque semaine, trois bêtes sont vendues dans ses trois boutiques. En participant à l’opération, l’équipe des boucheries Théry fera, ce week-end, gagner des lots estampillés aux couleurs de la marque Blason prestige qu’elles commercialisent. Lard et la manière de communiquer !

L’association limousine de la qualité et de l’origine, dite Limousin promotion, a été créée en 1988 pour proposer une gamme de viandes bovines limousines identifiées de qualité supérieure garanties par le Label rouge. Aujourd’hui, elle gère également les productions porcine et ovine sous signes officiels de qualité du Limousin.
Dans les Hauts-de-France, Limousin promotion compte un réseau de 58 boucheries artisanales, identifiées Blason prestige, Baronet ou Veau élevé sous la mère et sont approvisionnées par une douzaine de metteurs en marché (abatteurs et grossistes). 28 participeront à l’opération « Mon Boucher a la “côte” » . Chaque boucherie, comme celles des Théry, proposera un jeu concours qui récompensera sa clientèle avec des bons d’achat et des cadeaux.

Agathe Villemagne

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