Votre météo par ville

Chalutiers à l’arrêt pour les pêcheurs des Hauts-de-France

26-03-2020

Actualité

Consommation

Les étals des poissonneries sont vides. Les chalutiers de la région sont à quai, faute de ventes. Les pêcheurs de la région, déjà malmenés par le Brexit, subissent de plein fouet les mesures de confinement.

Pour le moment, la demande en poisson est inexistante. Cela oblige les pêcheurs à rester au port. © Pixabay

Le port de Boulogne-sur-mer (62), si animé d’habitude, est à l’arrêt. Depuis que les mesures sanitaires de confinement ont été prises, les chalutiers sont à quai. « Le premier problème, ce sont les distances sanitaires que nous devons respecter », explique Olivier Leprêtre, président du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) des Hauts-de-France.

« Nous ne pouvons plus travailler en sécurité, ajoute-t-il. Dans un bateau, même si nous sommes en plein air, nous ne pouvons pas respecter les distances d’un mètre, faute de place sur le pont. »

Pas de demande

À cela s’ajoute un marché qui tourne au ralenti. « Les marchés locaux sont interdits, les mareyeurs ont fermé boutique et la demande n’est pas présente, précise le président. Certains supermarchés de la côte se fournissent avec parcimonie, ça reste anecdotique. » Il n’est plus rentable d’aller en mer pour ramener quelques kilos de poissons.

« Ce n’est pas un produit de première nécessité, regrette-t-il. Peut-être que si le confinement se prolonge, les consommateurs reviendront vers nos produits mais ce n’est pas le cas pour le moment. »

5 tonnes de poissons

À ce jour, cinq chalutiers pêchent dans la Manche. Un pour la coopérative d’Étaples et quatre autres pour un négociant qui viendra remplir les étals de quelques magasins et supermarchés de la côte.

Chaque jour, ils ramènent environ cinq tonnes de poissons. C’est insignifiant quand on sait que d’habitude, en moyenne, 120 tonnes de poissons sont livrées au port de Boulogne-sur-Mer.

Quand on parle d’aides financières pour passer cette mauvaise passe, Olivier Leprêtre répond « bien sûr, on nous fait des promesses, mais pour le moment, il n’y a rien de concret. » Le président des pêcheurs espère d’ici la fin du confinement renouer avec le consommateur afin de pouvoir envoyer davantage de chalutiers en mer.

Lucie Debuire

Facebook Twitter LinkedIn Google Email
Chou-fleur d’été : une spécialité régionale en recherche de jeunes producteurs
Le Marché de Phalempin (59), coopérative de producteurs des Hauts-de-France, se partage la majoritéde la production d [...]
Lire la suite ...

Freddy Flament, un artisan en or
La boucherie "Chez Freddy" a obtenu la certification régionale Artisan en'Or, le mois dernier. Une fierté pour Freddy [...]
Lire la suite ...

Des aides Pac « non proportionnées aux exigences environnementales »
« Les niveaux de rémunération des aides Pac ne sont pas proportionnés aux exigences environnementales ». C’ [...]
Lire la suite ...

Moisson : l’AGPB réclame un plan d’urgence pour soutenir les céréaliers
Face à une moisson jugée « catastrophique », l’Association générale des producteurs de blé (AGPB) vient d [...]
Lire la suite ...

Diaporama : un marché fermier « À 2 Pas d’ici »
Le 1er août 2020, la startup lilloise À 2 Pas d’ici a monté un marché fermier permanent dans les allées de l’hy [...]
Lire la suite ...

[Quiz] Journée mondiale de la bière : testez vos connaissances
À l’occasion de la Journée Internationale de la bière du 7 août 2020, testez vos connaissances en matière de malt [...]
Lire la suite ...

Au cœur des terres

#terresetterritoires