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« À la filière équine de saisir sa chance »

16-12-2019

Actualité

Élevage

La Région des Hauts-de-France veut soutenir la filière équine et développer l’emploi. Le président du Conseil des chevaux invite les acteurs de la filière à saisir l’occasion.

Le conseil régional des Hauts-de-France a présenté, fin septembre 2019, un Plan cheval, élaboré avec le Conseil des chevaux. Il consacre un budget de plus de 5,3 millions d’euros à la filière pour une durée de quatre ans (2019-2022). Le président du Conseil des chevaux, Alain Coeugniet, répond à nos questions alors que le plan se concrétise avec la mise en place de cinq aides spécifiques.

Alain Coeugniet, président du conseil des chevaux Hauts de France © DR

Dans quel contexte a été élaboré ce Plan cheval ?

Après la fusion des régions (en 2016, ndlr), un bilan de l’état de la filière a été réalisé avec le conseil régional. Pour le président de Région, Xavier Bertrand, il fallait un chef de file pour cette filière en difficulté où chacun était dans son coin. En effet, la filière comprend d’un côté le sport, de l’autre l’agriculture et enfin le tourisme. Il faut arriver à rassembler tout le monde et travailler ensemble. Le rôle du Conseil des chevaux sera d’être l’interlocuteur unique.

Lire aussi notre interview de Marie-Sophie Lesne, vice-présidente en charge de l’agriculture à la Région : Bientôt un salon du cheval dans les Hauts-de-France ?

Quelles sont les difficultés de la filière équine ?

Il y a tout d’abord la suppression du taux réduit de la TVA pour la filière équine (qui a eu lieu en 2012, ndlr). Les centres équestres ont également été impactés par la réforme des rythmes scolaires (perte ou diminution des cours le mercredi matin par exemple, ndlr). Nous sommes dans une région industrielle, il y a donc un problème de foncier pour les éleveurs qui veulent s’implanter. Le président Xavier Bertrand a souhaité que l’on puisse plancher sur ces sujets.

Boulonnais. © DR

Quels sont les principaux objectifs de ce plan ?

L’emploi est le principal objectif, que ce soit de la création ou du maintien. Et le développement économique, c’est-à-dire créer de la richesse. L’objectif est aussi de structurer davantage la filière.

Qu’est-il prévu en matière de formation et d’enseignement?

Il sera essentiel de renforcer l’apprentissage de l’anglais, notamment pour se développer à l’international. Et d’accompagner les acteurs dans la gestion d’entreprise. Nous n’avons pas vocation à intervenir sur les programmes scolaires mais à accompagner les professionnels, notamment dans le cadre de la formation continue.

Voir aussi notre infographie sur la filière cheval en région : La Région au grand galop avec la filière équine

Quelles sont les prochaines étapes?

Il y aura un observatoire économique permettant d’actualiser les chiffres de la filière. Enfin, un premier bilan du plan sera fait en avril. Il sera adapté en fonction de ce qui a fonctionné, il est amené à évoluer.

Au Conseil des chevaux, êtes-vous satisfaits de ce plan?

Il n’y avait rien avant, donc oui cela correspond à nos attentes. C’est la première fois qu’un tel plan existe, ça va dans le bon sens. Il y a des difficultés dans la filière, mais maintenant il y a un plan, il faut prendre le train en marche ! C’est à nous de saisir notre chance, il faut que les acteurs de la filière s’en emparent. Sans eux, on ne peut rien faire.

Propos recueillis par Laura Béheulière

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