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Agriculteur à Bouvines, il s’est lancé dans la culture de chicorée

29-04-2021

Actualité

Culture

Michel Watteau, agriculteur à Bouvines (59), découvre un peu plus chaque jour les spécificités de la culture de la chicorée à boisson. Il fait partie des quelques planteurs qui perpétuent la production de cette plante typique du Nord.

Michel Watteau chicorée SP
Michel Watteau a implanté de la chicorée sur ses terres il y a 5 ans. © SP

Environ 2 000 hectares de chicorée ont été semés en ce printemps 2021 au sein du bassin de production national de la plante compris dans un triangle allant de Dunkerque (59) à Cambrai (59) et Abbeville (80). Les surfaces sont en augmentation par rapport à la campagne précédente et en grande partie destinées à l’entreprise Leroux, basée à Orchies (59). Près de la « capitale mondiale de la chicorée », sur la rive droite de la Marque, à Bouvines, Michel Watteau a implanté de la chicorée sur ses terres. L’agriculteur, qui cultive une quarantaine d’hectares au total, a décidé de se lancer dans la production de chicorée il y a cinq ans.

Les vertus de la chicorée

« En fonction des années, je sème 3,5 à 4 ha de chicorée, indique Michel Watteau. J’ai fait le choix de la chicorée car c’est une culture locale et que ses propriétés sont diverses et d’avenir. La racine peut-être transformée en boisson mais aussi en pommade pour les mains par exemple. La chicorée a des vertus contre le desséchement de la peau. La demande est là. » Motivé, le nordiste est accompagné dans sa démarche par l’Interprofession de la chicorée de France, notamment pour les questions agronomiques.

L’itinéraire cultural de la chicorée est en effet précis. Une chicorée résiste à des températures très basses, comme en a connu les Hauts-de-France en avril 2021, aux stades cotylédonaires, mais elle est sensible à la montée en graines. La date de semis doit donc être méticuleusement choisie. « J’ai un peu peur de ce phénomène de montée à graine cette année car les nuits sont encore fraîches actuellement, avec parfois des gelées, et le vent est persistant en journée ce qui dessèche les champs, souligne Michel Watteau. Il faut espérer que cet épisode de stress ne soit pas préjudiciable à la plante. Nous n’aurons la réponse que l’été prochain… »

Environ 60 % des semis ont été réalisés entre le 14 et le 25 avril dans la zone de production. L’Interprofession de la chicorée de France constate de bonnes germinations dans les parcelles à ce stade de la pousse. Les prochaines semaines restent décisives pour la culture. Dans des terres déjà sèches pour la saison, un manque d’eau pourrait avoir des conséquences sur les premières levées.

Simon Playoult

À voir, notre vidéo sur le premier essai du robot Farmdroid sur chicorée

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