Brèves
22-12-2020

Colza, une nouvelle autorisation du Phosmet en question

La France doit rendre sa position à la Commission européenne qui doit restatuer sur l’autorisation sur le marche du Phosmet le 31 juillet prochain, la FOP (fédération française des producteurs d’oléagineux et de protéagineux) alerte sur les conséquences du retrait de cet insecticide.

Sans nouvelle autorisation de l’insecticide Phosmet, 300 000 hectares de colza pourraient disparaitre en France. © FOP

La France doit faire part de sa position sur le Phosmet à la Commission européenne, qui doit statuer d’ici le 31 juillet 2021 sur une nouvelle autorisation de cet insectide. Ce produit est utilisé pour protéger le colza de ses ravageurs et n’a à ce jour aucune alternative.

C’est pourquoi, la FOP (fédération française des producteurs d’oléagineux et de protéagineux) alerte une nouvelle fois les pouvoirs publics sur les conséquences dramatiques pour les producteurs de colza si la France se positionnait en faveur du retrait de ce produit.

La FOP rappelle dans un communiqué de presse du 21 décembre « qu’il n’existe pas, en dépit des nombreux travaux actuellement conduits, de solution alternative au Phosmet qui soit efficace et crédible contre les ravageurs d’automne.« 

Pour elle, « selon des études concordantes, la suppression de ce produit entraînerait une baisse des surfaces de colza de près de 300 000 hectares. »

Des conséquences en contradiction avec les ambitions de la France

Mais d’autres conséquences pourraient survenir avec notamment « une fragilisation des exploitations agricoles. Principalement en zones intermédiaires où l’économie des exploitations est largement dépendante du colza. » Autre constat, « une fragilisation de la filière apicole et perte de biodiversité. Car le colza constitue une part primordiale du bol alimentaire des pollinisateurs.« 

La FOP souhaite également alerter sur l’ambition qu’a la France d’être autonome d’un point de vue protéique. « 300 000 hectares de colza en moins, ce sont 500 000 tonnes de tourteaux français, non OGM en moins. Cela représente quatre points de dépendance supplémentaires. Sans compter la hausse des importations en provenance de pays où OGM et déforestations sont assumés.« 

Et le biodiesel ?

Autre aspect, la dépendance énergétique avec une moindre production de biodiesel. Sans ces 300 000 hectares de colza, c’est « 230 000 tonnes de gazole fossile en plus. »

Pour les producteurs d’oléagineux et de protéagineux, « à l’heure où le plan de relance des protéines végétales voulu par le président de la république vient d’être concrètement mis en place, la suppression du Phosmet porterait donc un coup d’arrêt fatal à l’ambition et à réalisation de celui-ci. »

Partager l'article

apiculture Céréales FOP insecticide

Dans la même rubrique

Actualité

Le préfet du Pas-de-Calais s’initie à l’arrachage de betteraves

Lire la suite...

Actualité

Dix ans après sa création, le Drive du Montreuillois a bien grandi

Lire la suite...

Actualité

À Capelle-lès-Hesdin, Caroline Daguin mise sur la myrtille pour diversifier son exploitation

Lire la suite...

Actualité

Sols souvent secs : pas d’urgence pour les semis

Lire la suite...

Actualité

L’endive mise sur la communication

Lire la suite...

Actualité

Colza : Les difficultés sur la phase automnale se poursuivent

Lire la suite...

Vivre et travailler ensemble : la vie d’un couple à la ferme !

par Hélène Grafeuille

Ecoutez leur histoire !