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22-04-2020

Pommes de terre : la filière en quête de débouchés

En lien avec la crise sanitaire en cours, la filière pommes de terre se retrouve confrontée à un surplus de production. Elle s’organise pour trouver des solutions.

En lien avec la crise sanitaire en cours, la filière pommes de terre se retrouve confrontée à un surplus de production. Elle s'organise pour trouver des solutions.
Sans la restauration collective, c’est environ 500 000 tonnes de pommes de terre qui se retrouvent sans débouchés. © DR

Les industriels de la transformation sont contraints depuis maintenant plusieurs semaines de mettre leurs usines quasiment à l’arrêt, en raison de la fermeture du débouché de la restauration hors foyer (RHF).

Conséquence : les stocks s’accumulent chez les producteurs. Pour connaître le niveau réel de ces stocks, l’Union nationale des producteurs de pommes de terre (UNPT) invite d’ailleurs les producteurs à participer à une enquête en ligne.

Au-delà des reports qui vont se faire sur la prochaine campagne, les responsables de la filière recherchent des alternatives pour valoriser les pommes de terre en surplus : féculerie, alimentation animale, méthanisation, stockage de produits finis, destructions de lots… 

« L’alimentation animale est la piste privilégiée », précise Alain Dequeker, président du Comité technique de la pomme de terre Nord-Pas de Calais, bien que cette solution ne soit pas sans contraintes, notamment en raison de coûts de transport qui peuvent être élevés. 

Alimentation animale

Quand cela est possible, « il faut aussi aller voir individuellement les éleveurs pour leur proposer des volumes », précise Nicolas Loingeville. L’UNPT et la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) ont d’ailleurs mis en ligne un questionnaire commun pour mettre en relation éleveurs et producteurs de pommes de terre d’une même région.

Lire aussi : La Draaf lance un site dédié à la production de pommes de terre

Côté féculerie, il faudra attendre le redémarrage des usines, au plus tôt le 15 août, pour espérer y écouler des volumes. Pour ce qui est du marché du frais, les volumes de l’industrie ne pourront être reportés vers cette destination qu’à la marge. Reste enfin l’export, pour lequel le marché se maintient sur la très bonne marchandise.

Virginie Charpenet

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Pommes de terre stockage

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