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Publireportage. Des vergers raisonnables

18-01-2021

Actualité

Culture

À Sercus (59), Cécile Decouvelaere et Benoît Ansel cultivent des pommes et des poires vendues sous l’estampille Saveurs en’Or. Rencontre avec un couple d’arboriculteurs dont l’exploitation est partenaire de la marque depuis la première heure.

Cécile Decouvelaere et Benoît Ansel vergers de Sercus pommes poires Saveurs en Or ©
Benoît Ansel et Cécile Decouvelaere, exploitants des Vergers de Sercus. © DR

Tous les quatre arbres, dans les cimes des pommiers, un petit anneau rouge est suspendu. « Ce sont des diffuseurs de phéromones, pour faire de la confusion sexuelle auprès des carpocapses», explique Cécile Decouvelaere, maîtresse des lieux et exploitante avec son conjoint, Benoît Ansel.

La technique, qui ne vise pas à tuer mais à empêcher la reproduction de cet insecte ravageur du pommier, n’est pas la seule méthode alternative employée dans les allées des Vergers de Sercus (59) : ruches d’un agriculteur local au printemps pour la pollinisation, poteaux à rapaces pour contrôler les populations de mulots, nids pour les mésanges afin de réguler les insectes, station météo ultra-locale pour traiter la tavelure au bon moment et le plus légèrement possible…

« Il y a deux ans, ajoute Benoît Ansel, nous avons également investi dans une machine aquaphyto, qui permet de réduire les doses de certains produits phytosanitaires – parfois de moitié – en augmentant par le chauffage et le pH la conductivité de l’eau, et donc son absorption par la plante.»

Lire aussi : Publireportage. À toute saveur vers une marque en or

Passion fruitière de père en fille

Jonagold, cabarette, boskoop, gala, cox orange… Dans ces vergers non loin d’Hazebrouck, la pomme est dans tous ses états depuis que Régis Decouvelaere, père de Cécile, a planté les premiers pommiers en 1986. Il s’agissait alors de valoriser les huit hectares de la ferme, et de laisser libre cours à sa passion pour les arbres fruitiers.

En 2004, quand une marque est créée pour rassembler les produits locaux du Nord-Pas de Calais, ce dernier n’hésite pas une seconde et monte dans le train des saveurs. « C’était un argument de vente en plus», affirme-t-il. Quand sa fille cadette reprend l’exploitation en 2016, elle reste sous le pavillon rouge et or, avec un circuit de distribution des plus variés.

Saveurs en Or, « un repère pour les clients »
Même en magasin de producteurs, où tous les produits présentés sont pourtant d’origine locale, l’estampille Saveurs en’Or représente un repère et un gage de qualité aux yeux des clients de la région. Partenaires de la marque depuis ses débuts, les Vergers de Sercus écoulent leurs fruits et leurs  jus sous l’estampille
Saveurs en’Or dans un réseau de distribution étoffé.
En plus de faire de la vente en direct à la ferme et d’achalander des distributeurs automatiques de produits locaux, l’exploitation travaille avec un grossiste pour la vente de pommes en plateau, et écoule également ses stocks via le magasin Carrefour d’Hazebrouck, ainsi que dans les jardineries Gamm Vert et Compagnons des Saisons. Elle participe aussi à plusieurs marchés, et approvisionne deux magasins de producteurs : Vert de terre, à Saint-Martin-Boulogne (62), et Natur’ paysan, à SaintMartin-lez-Tattinghem (62). Associé au sein de ce dernier et maraîcher à Mouriez, Mathieu Willemetz le reconnaît : même dans un magasin de producteurs déjà entièrement tourné vers les denrées
ultra-locales, « la marque Saveurs en Or est un repère ». «Je fais moi-même pas mal de vente en direct, et je le vois bien: quand on voit le logo sur des produits, on se dit que derrière il y a un travail sérieux, une traçabilité. C’est une référence pour les clients. »

25 variétés de pommes

Aujourd’hui, Cécile Decouvelaere et Benoît Ansel produisent 25 variétés de pommes, sept de poires, et une gamme de jus de fruits. Dans les années à venir, le couple aimerait renouveler le verger. « Nous allons aussi peut-être devoir investir dans des paragrêles, car les conditions climatiques sont de plus en plus compliquées.»

Et continuer les variétés anciennes, comme les cabarettes, reinettes des flandres , reinettes truitées, qui ont la préférence des clients au marché. « Ce sont d’anciennes variétés d’aspect parfois irrégulier, explique Benoît Ansel. Mais elles restent très appréciées des vrais croqueurs !»

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