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Guillaume et sa rouge flamande en quête du Graal

19-02-2020

Actualité

Élevage

Éleveur à Auchy-les-Mines (62), Guillaume Dedourge emmène Nielle des blés, sa vache, au célèbre concours général agricole (CGA) de Paris 2020.

Guillaume Dedourge et Nielle des blés
Nielle des blés, jeune vache rouge flamande, et Guillaume Dedourge, éleveur de la Lys-Romane, en partance pour le Salon de l’agriculture. © DR

On perçoit clairement l’émotion dans sa voix. Et la fierté dans son regard, au milieu de son troupeau de 50 vaches laitières. Lorsqu’il évoque le Salon de l’agriculture, Guillaume Dedourge ne peut cacher sa jubilation à y participer en tant qu’éleveur.

Pour la seconde année consécutive, il a été choisi par l’organisme national de sélection de la race bovine, l’union rouge flamande, pour présenter une de ses vaches au concours d’élevage.

Parvenir à inscrire un animal à Paris était un vieux rêve, indique-t-il. C’est aujourd’hui la confirmation que le travail que nous fournissons depuis des années porte ses fruits.” Vendredi 21 février 2020, Nielle des blés, vache à la robe pourpre de trois ans, prend la direction de la capitale. Elle va y passer une semaine en digne représentante de ses congénères du Nord et du Pas-de-Calais.

Conversion au bio, écopâturage, diversification

Cette participation au SIA intervient à un moment charnière pour Guillaume Dedourge. “J’entame la conversion de toute mon exploitation à l’agriculture biologique”, explique ce producteur de pommes de terre à chair ferme et de lait.

Un projet mûrement réfléchi qui correspond à la vision du métier que porte cet éleveur ouvert sur son territoire. L’Alciaquois, installé en zone périurbaine, pratique déjà l’écopâturage et fait paître quelques vaches sur des sites naturels protégés par Eden 62 à Arras, Beuvry et Cambrin.

Retrouvez notre grand format sur le SIA 2020 : Emploi et dialogue au cœur du salon de l’agriculture

Il diversifie aussi sa ferme en proposant occasionnellement de la viande de rouge flamande, race mixte, en caissettes en vente directe. “Je travaille également à l’élaboration d’un saucisson, annonce Guillaume Dedourge, qui ne manque pas d’idées. Il s’agit de valoriser la race au maximum. Les derniers essais sont concluants ». Encore un peu de patience donc pour goûter ce nouveau produit.

En attendant, Guillaume Dedourge et Nielle des blés sont prêts pour Paris. “Je l’ai entraînée à marcher au licol, l’ai tondue et habituée au bruit ces derniers jours, sourit l’éleveur. Aller au SIA demande beaucoup de préparation et d’organisation mais c’est vraiment une joie d’échanger avec d’autres éleveurs, avec le public et de vivre cette ambiance unique ».

L’agriculteur et sa belle se présenteront à la section “1re lactation” du CGA, le 24 février dans la matinée. Guillaume Dedourge avait terminé deuxième du concours dans cette même catégorie en 2019. Le grand prix lui tendra-t-il les bras cette fois ?

Simon Playoult

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