
Créé en Nouvelle-Aquitaine en 2012, le label « Territoire bio engagé » va désormais se déployer dans les Hauts-de-France. Mais aussi en Bretagne, en Centre-Val de Loire et dans les Pays-de-la-Loire.
Le lancement officiel de ce label au niveau national a eu lieu jeudi 3 septembre 2020 à Lattes en Occitanie. Il s’agit de la première région licenciée du label.
« Nous souhaitons mobiliser les habitants et les collectivités autour de cet enjeu, a souligné Stéphane Brichet, vice-président de A Pro Bio Hauts-de-France. Nous voulons créer un effet d’émulation entre les communes. »
Le label « Territoire bio engagé » est « la première démarche de labellisation bio des collectivités territoriales proposée en France », explique un communiqué commun. À l’image des panneaux « Villes et villages fleuris » affichés à l’entrée des communes, il permet de distinguer un territoire qui s’engage dans une démarche en faveur de l’agriculture biologique.
Il permet de « mettre en avant l’engagement des collectivités » dans le développement du bio, résumait Philippe Lassale Saint-Jean, président de Interbio Nouvelle-Aquitaine, au cours d’une conférence de presse retranscrite en direct sur internet.
Pour Philippe Henry, président de l’Agence bio, présent lors de ce lancement officiel, ce label est « un outil de plus dans le développement de la bio, qui risque d’être particulièrement efficace. »

Pour obtenir le label, une collectivité doit avoir atteint un pourcentage donné de sa surface agricole utile en bio (fixé à + de 6 % pour la région Hauts-de-France) et/ou plus de 20 % d’approvisionnements bio dans son service de restauration (en valeur d’achat). Il existe ensuite différents niveaux de labellisation.
En pratique
Les collectivités peuvent faire leur demande en ligne sur le site : www.territoirebioengage.fr.
« Le développement du label Territoire bio engagé intervient dans un contexte fort de croissance de l’agriculture biologique en France avec 8,5 % de sa surface agricole en bio et près de 2,3 millions d’hectares contre 1,1 million en 2014 », souligne le communiqué.
À ce jour, le label compte plus de 220 communes et établissements labellisés en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie. Dans les Hauts-de-France, estime Diane Mazuel de l’association A Pro bio, « au moins une trentaine de communes pourrait prétendre au label. » Quelques dossiers ont d’ailleurs déjà été déposés et une ou plusieurs communes pourraient bien recevoir leur label d’ici à la fin de l’année.
Laura Béheulière

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