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10-11-2022

Emploi. Agroalimentaire : objectif recrutement

Pour sa deuxième édition, la Semaine nationale de l’emploi agroalimentaire, du 14 au 18 novembre, veut favoriser l’attractivité de la filière agroalimentaire, faire connaître ses métiers, ses formations et faciliter les recrutements.

Émile Fournier & Fils, à Calais, participe à l’opération. © Sébastien FOURNIER

En septembre 2019, Christophe Fournier, dirigeant du groupe Émile Fournier & Fils, généraliste de la salaison de poisson à Calais (62), a publié une offre d’emploi. « Nous avons reçu plus de 800 candidatures. Un an plus tard, la même annonce a été diffusée. Ils n’étaient plus que 25 à postuler. » La difficulté à recruter, c’est ce qui a incité le patron à participer à la Semaine nationale de l’emploi agroalimentaire. Pour cette seconde édition, l’opération se tient du 14 au 18 novembre.

Dans les Hauts-de-France, près d’une centaine d’animations et de rencontres en faveur de l’emploi et de la formation en agroalimentaire sont organisées, en partenariat avec Pôle emploi, la Région Hauts-de-France, l’Apec, l’Apecita, Ocapiat et autres acteurs locaux de la formation et de l’emploi, avec l’appui d’Agro-Sphère. Visite d’entreprise, jobs dating collectifs, webinaires ont pour objectif de favoriser l’attractivité de la filière, de faire connaître ses métiers, ses formations et de faciliter les recrutements.

45 000 salariés en région

En Hauts-de-France, l’agroalimentaire représente 800 établissements et 45 000 salariés. Quel que soit l’âge ou le niveau de diplôme, la filière forme et recrute. « Notre chiffre d’affaires augmente, on a besoin d’embaucher du personnel de fabrication notamment », confirme Christophe Fournier. À pourvoir quatre postes : responsable maintenance, ingénieur qualité et employés en salaison. L’entreprise, qui a fêté ses 121 ans, compte 35 salariés.

« Notre clientèle est 50 % de GMS et 50 % de grossistes, détaille l’arrière-petit-fils de la créatrice de l’entreprise familiale. Nous sommes à 90 % sur le marché français, et à 10 % en Italie, adepte du filet de hareng ! » Décongélation, mise sur grill, pesage, emballage, étiquetage de harengs, saumons, haddocks, maquereaux originaires de la Mer du Nord… attendent les futurs employés de salaison. « Nous venons d’en embaucher cinq cette dernière quinzaine et avons encore deux postes à pourvoir, des CDD de 35 heures avec un CDI à la clé. » Les futures recrues suivront une formation en interne d’un mois avant d’enchaîner sur un contrat de six mois… voire plus. « L’an passé, le job dating nous a permis de recruter des opérateurs et un chef d’équipe », conclut Christophe Fournier. 

Louise Tesse

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Agroalimentaire Emploi agricole Événement Hauts-de-France Transformation agricole

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