La punaise diabolique (Halyomorpha halys) était présente dans plus de 50 % des départements de France métropolitaine en 2019, ont annoncé l’Inrae et le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) dans un communiqué le 1er juin 2021. Telle est la conclusion d’une étude menée, pendant 8 ans, sur l’espèce envahissante connue pour les dégâts occasionnés en arboriculture, maraîchage et viticulture. À noter que dans le département du Nord, elle a été détectée dès l’année 2016.
Selon l’Inrae et le MNHN, le ravageur est «difficile à observer dans les cultures» mais il a pour particularité de se réfugier dans les habitations pendant l’hiver. C’est grâce à deux programmes de sciences participatives (Agiir et INPN-Espèces lancés en 2012 et en 2016) que l’Inrae et le MNHN ont pu collecter les observations de 4000 citoyens et caractériser la présence de cette punaise sur le territoire national. L’Inrae planche désormais sur un nouveau programme de sciences participatives pour surveiller trois autres ravageurs: le hanneton japonais (Popillia japonica), le capricorne à col rouge (Aromia bungii) et le fulgore tacheté (Lycorma delicatula).
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