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Distributeur automatique à la ferme : les questions à se poser avant de se lancer

06-08-2020

Actualité

C’est tout frais

Les distributeurs fermiers ont la cote dans le Nord de la France. Mais avant de se lancer dans ce mode de distribution, qui semble offrir de nombreux avantages, il est nécessaire de se poser les bonnes questions. Le point avec la chambre d’agriculture Nord-Pas de Calais.

Distributeur automatique de légumes
L’investissement dans un distributeur peut aller de 10 000 à 80 000 euros. © DR

Vente directe de ses produits fermiers, souplesse, gain de temps… le distributeur automatique à la ferme peut être une bonne solution de distribution pour qui saura l’intégrer parfaitement à son exploitation et à son emploi du temps. Quelques conseils à avoir en tête avant de se lancer.

Cet article est tiré de notre grand format sur les distributeurs automatiques : Distributeurs fermiers, la vente directe sort du casier

L’implantation

« Le lieu d’implantation est primordial, insiste Sarah Duqueyroix, du service diversification de la chambre d’agriculture Nord-Pas de Calais. Il faut qu’il y ait du passage mais que cela ne soit pas accidentogène. » La signalétique devra également être soignée.

« Comme un point de vente à la ferme, le distributeur est considéré comme un espace recevant du public, poursuit-elle. Il faut donc respecter les normes d’accessibilité, et selon la taille du distributeur ou si on crée une dalle, les règles d’urbanisme. Pour une machine de plus de 20 m, il faut un permis de construire. Bref, il faut être au fait de la réglementation. »

L’investissement

« C’est comme une voiture, plus il y a d’options, plus c’est cher ! », résume Sarah Duqueyroix.

L’investissement pour la machine seule (sans la dalle, sans le raccordement à l’électricité, ni l’habillage…) s’élève à 10 000 euros pour les plus petits modèles (une trentaine de casiers environ). Il monte jusqu’à plus de 80 000 pour les plus gros (250 casiers par exemple).

Le retour sur investissement est assez rapide, même s’il dépend bien sûr des produits vendus. « Sur les produits à forte valeur ajoutée, c’est vite amorti, assure la spécialiste. C’est clairement rentable. Les gens qui se lancent là-dedans ne le regrettent pas ! »

Celle qui accompagne les agriculteurs du Pas-de-Calais désireux de se lancer dans l’aventure, se remémore : « Je me souviens d’un agriculteur qui avait installé un distributeur et avait estimé son retour sur investissement à deux ans, deux ans et demi. Mais au bout d’un an, il m’a rappelé pour me dire qu’il allait en mettre tout de suite un deuxième ! « 

Les systèmes de paiement

Aujourd’hui, la plupart des nouveaux distributeurs disposent d’un terminal de paiement par carte bancaire (tout en donnant la possibilité de payer aussi en liquide). Cela semble essentiel quand on sait que « plus de la moitié des paiements se fait par carte, d’après les agriculteurs qui nous font des retours », souligne Sarah Duqueyroix.

Lire aussi notre reportage chez Martion Fourtoul, qui a installé un distributeur dans son exploitation à Herlies (59).

Le temps de travail

Au départ considérées comme des machines permettant un gain de temps (pas de présence obligatoire comme sur un point de vente à la ferme), « les distributeurs sont devenus des « manges temps », reconnaît Sarah Duqueyroix. Il faut préparer les paniers avec un poids affiché, remplir les casiers, réagir à l’alarme qui prévient quand un casier est vide… Il y a donc eu des embauches pour préparer les distributeurs ! »

Dans une étude réalisée par la chambre d’agriculture en 2017, le temps de travail était estimé à 2 heures en moyenne, mais il peut varier très fortement. « Pendant le confinement, c’était plutôt 2 heures par jour ! » Et le ravitaillement régulier du distributeur semble un élément essentiel pour faire revenir les clients !

Laura Béheulière

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