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13-05-2020

Pierre Marchica, brasseur : « Nous allons offrir les 100 premières chopes aux cafetiers »

Bars et restaurants fermés depuis plus de deux mois, évènements festifs estivaux suspendus ou annulés, le marché de la bière accuse le coup même si la consommation domestique se maintient. Témoignage avec les producteurs de la 3 Monts, dans le Nord.

Les brasseurs des Hauts-de-France subissent les conséquences des fermetures des bars, restaurants et les annulations des événements festifs. © Pixabay

La brasserie Saint-Sylvestre à Saint-Sylvestre Cappel (59) commercialise sa bière sous la marque 3 Monts. « La vente des bières consommées hors domicile ne représentent que 10 % de notre chiffre d’affaires, explique Pierre Marchica, directeur de la brasserie. Avec la fermeture des bars, restaurants, hôtels et l’annulation des événements estivaux, nous faisons une croix sur ces volumes. »

Car ces bières non consommées ne sont pas bues à domicile, la perte est réelle. « Ce qui n’est pas bu n’est pas bu plus tard« , souligne-t-il. Les ventes de bières issues de cette brasserie ont donc baissés de 5 % en mars, de 10 % en avril et la projection est de – 15 % en mai.

Pierre Marchica, directeur de la brasserie Saint-Sylvestre. © Brasserie Saint-Sylvestre

Heureusement, la brasserie a misé depuis le début sur la vente en grande distribution. « Mis à part quelques soucis de logistiques, ce marché là se porte bien, admet Pierre Marchica. Nous avions prévu de vendre 80 000 hectolitres en 2020. Avec cette crise, nos ambitions sont revues à la baisse avec une production de 70 00 hectolitres. »

Conscient qu’il ne s’en sort pas si mal, le directeur de la brasserie sait qu’il faut aller de l’avant. « La filière doit rebondir, interpelle-t-il. C’est aussi à nous de soutenir les cafés. Pour cela, nous allons offrir les 100 premières chopes aux cafetiers, l’occasion aussi de marquer le coup pour les 100 ans de la brasserie.« 

Lire un autre témoignage : Aymeric Hubo, brasseur : « 2020 est une année dans les choux »

Éviter le gâchis

Face aux milliers de litres de bières jetées par certains brasseurs ou cafetiers, le directeur espère éviter ce gâchis. Pour être sûr de vendre de la bonne bière, chaque fût sera ouvert et testé. Si la bière n’est plus bonne, elle sera jetée, sinon, elle sera vendue. « De manière générale, nos bières sont assez équilibrées et stables dans le temps. » Encore une bonne nouvelle pour cette brasserie nordiste.

Lucie Debuire

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