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Congrès FNSEA : “Si on n’obtient pas de résultat, tout ça n’aura servi à rien”

28-03-2024

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Le troisième et dernier jour du congrès de la FNSEA démarre à Dunkerque, ce jeudi 28 mars. Point d’orgue : le très attendu discours du ministre de l’agriculture.

En trois minutes top chrono, Simon Ammeux a pris la parole au nom de la FRSEA des Hauts-de-France qu’il préside et évoqué les problématiques régionales. © FRSEA

Le congrès de la FNSEA bat son plein au Kursaal de Dunkerque. Mardi 26 mars, Arnaud Rousseau l’a ouvert en revenant sur la colère des agriculteurs qui gronde depuis quelques semaines. « Nous sommes au cœur d’une mobilisation agricole historique, qui engage toutes les productions, tous les territoires, et nous accapare depuis cinq mois maintenant, a-t-il déclaré aux plusieurs centaines de congressistes. Nous avons lancé ensemble un mouvement de fond pour notre dignité, nos revenus et les conditions d’exercice de nos métiers. » Le président de la FNSEA a détaillé les 62 mesures proposées pour répondre à la crise.

« Dans cette mobilisation, nous traitons des urgences immédiates, des mesures de moyen terme mais nous engageons aussi l’avenir de l’agriculture française à un moment crucial de renouvellement des générations agricoles. »

Terres de fiertés, terres de convoitises

Mercredi 27 mars, c’était au tour des régions et des associations spécialisées de s’exprimer. Président de la FRSEA des Hauts-de-France, Simon Ammeux se tenait précisément à la même place voici sept ans avec une autre casquette, celle de président des Jeunes agriculteurs du Nord-Pas de Calais qui accueillaient, comme aujourd’hui les FDSEA, le congrès national annuel. « J’y évoquais avec une grande fierté la diversité de nos productions, se souvient-il. Aujourd’hui président de la FRSEA Hauts-de-France, je devrais être au moins aussi fier de vous évoquer notre terre parmi les plus fertiles du monde, support d’une très grande diversité de cultures et d’élevage. Une terre de transformation agroalimentaire, de création de valeur ajoutée et d’emplois. » Une terre synonyme également de « convoitises », ajoute amèrement le président de la FRSEA qui cite « nos voisins belges qui s’approprient la valeur du made in France sans s’encombrer des contraintes de production », mais aussi « ces grands projets qui grignotent des quantités énormes de terres agricoles d’une part et qui nous font subir la compensation environnementale d’autre part. »

Le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, doit prendre la parole ce jeudi 28 mars au congrès annuel de la FRSEA. Mardi 26 mars, Arnaud Rousseau l’a ouvert le en revenant sur la colère des agriculteurs qui gronde depuis quelques semaines.

Simon Ammeux est revenu sur la « fierté », exprimée par les délégations de France de Métropole et d’Outre-mer, devant un tel « niveau de mobilisation. » Sur l’importance, aussi, de se retrouver après « la tension actuelle dans les réseaux, le besoin de souffler et d’échanger. »

Le temps des revendications

Mercredi, c’était aussi le temps des revendications, dont certaines sont partagées, avec leurs spécificités, par les territoires de l’Hexagone et de l’Outre-mer. La question de la rémunération, qui balaie l’ensemble des régions. Celle de la réglementation, aussi, même si « chaque région est concernée par des problématiques administratives un peu différentes ».

Quant aux thématiques locales, Simon Ammeux a listé les trois lettres, ERC, éviter-réduire-compenser, qui « si elles existent c’est bien pour qu’elles soient utilisées. » Et de citer l’exemple de Dunkerque. Simon Ammeux compte aussi sur la réelle application de la loi Egalim qui, dans une région avec « 6 millions de bouches à nourrir » permettrait de « valoriser nos productions locales. » Il a encore cité les fleurons de l’agriculture régionale, l’élevage, les filières exportatrices, le plan d’actions nitrates… Toutes les « cartes piochées par les Hauts-de-France », les bonnes et les mauvaises.

Le président de la FRSEA s’est dit fier des actions menées « pour dénoncer les contraintes et les injonctions dont nous sommes victimes » : « Jamais la prise de conscience des décideurs n’avait été aussi grande ».

« Relevons la tête : le caractère indispensable de notre métier est enfin dans toutes les têtes : fonction nourricière, production d’énergie, décarbonation, préservation de la biodiversité, l’agriculture est encore loin d’avoir abattu toutes ses cartes maîtresses. » Pour lui, il est temps à présent de passer aux actes.

Mercredi 27 mars midi, Marc Fesneau et Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire étaient encore à Paris, attendus sur le littoral pour la soirée avant le discours de clôture du Ministre et son lot d’annonces espérées par le syndicat majoritaire ce jeudi 28 mars. 

Louise Tesse

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