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Enseignement : « Les attentes des jeunes et les référentiels ont changé »

17-11-2022

Actualité

#Tracetonsillon

Nommé à la direction du campus agro-environnemental du Pas-de-Calais en septembre, Henry-Louis Bourgois connaît bien le secteur.

Henry-Louis Bourgois © E. P.

Il n’est pas chose aisée que celle de joindre le nouveau directeur du campus agro-environnemental du Pas-de-Calais, Henry-Louis Bourgois. Il faut dire que l’établissement dont il a la responsabilité est « une grosse machine », comme il l’avoue lui-même.

Heureusement, le cinquantenaire connaît bien le monde agricole et l’établissement centenaire de Tilloy-lès-Mofflaines puisqu’il y a fait ses classes. Rencontre.

Quel est votre parcours professionnel ?

J’ai fait une partie de mes études ici, au lycée de Tilloy-lès-Mofflaines puis j’ai effectué un BTS en technique et gestion d’entreprise agricole au lycée agricole de Douai (59). En 1995, j’ai eu mon premier poste d’enseignant, puis en 2001 j’ai été nommé responsable de l’antenne de Le Quesnoy, dépendante du lycée de Douai. En 2006, j’ai été nommé directeur adjoint de cette antenne. Puis, en 2018, je suis devenu directeur du lycée agricole de Thiérache (02). Depuis septembre je suis le directeur du campus agro-environnemental du Pas-de-Calais.

Pouvez-vous nous dresser le portrait de votre établissement ?

Le campus compte 930 jeunes, de la seconde au BTS, à la fois en formation initiale et en formation continue. Ils sont répartis entre le site de Tilloy-lès-Mofflaines (300 élèves et 240 apprentis) où l’on fait surtout de la production végétale, de Radinghem (199 élèves et 120 apprentis du CAP au BTS) où l’on forme au service à la personne et où se trouve notre unité d’élevage, et enfin de Saint-Omer (75 apprentis) où l’on étudie surtout l’horticulture et où l’on a une exploitation en maraîchage bio.

Nous proposons aussi de la formation continue pour adultes à hauteur de 140 000 heures par an.

Pourquoi avoir accepté ce poste ?

J’y ai vu un défi car c’est un établissement multi-sites et multi-activités, une belle machine avec une dimension territoriale. Et puis, qu’on se le dise, il faut une certaine énergie pour gérer un établissement comme celui-ci. Quand l’opportunité s’est présentée, je me suis dit que c’était le moment ou jamais, au vu de mon âge et de mon expérience… Et puis, avec mon parcours, je connais bien la plupart des formations proposées, ce qui est un avantage.

En 27 ans de carrière, quelles sont les évolutions que vous observez dans l’enseignement agricole ?

Il y a 30 ans, on parlait essentiellement de productivisme aux étudiants. Aujourd’hui, les choses évoluent et les attentes des jeunes ne sont plus les mêmes. Il faut donc adapter les exploitations des établissements et faire évoluer les référentiels. D’ailleurs, il est prévu pour la rentrée 2023 une rénovation du BTS production végétale, où l’accent sera mis sur le développement durable. Les rénovations de formations tournent depuis quelques années maintenant autour de ces sujets, ce qui montre bien que ça change.

Faire évoluer nos exploitations au sein de l’établissement permet aussi de les ancrer dans le territoire, ce qui est une des missions des établissements agricoles (participer à l’animation et à l’expérimentation du territoire, ndlr). Des journées comme celle sur l’agriculture de conservation des sols organisée la semaine dernière contribuent elles aussi à remplir cette mission et répondent aux attentes du monde agricole.

Lire aussi : Agriculture de Conservation des Sols : Les bonnes pratiques à adopter

Quels sont les projets du campus pour 2023 ?

Le plus gros événement de 2023 sera le centenaire de l’établissement, qui aura lieu au printemps 2023.

Ensuite, nous sommes en train de repenser notre exploitation laitière de Radinghem et réfléchissons à l’évolution qu’on pourrait lui faire prendre pour qu’elle réponde au mieux aux attentes des jeunes.

Nous explorons aussi quelques pistes pour faire évoluer nos formations continues pour adultes et peut-être proposer des formations à la méthanisation…

Mais rien n’est arrêté, ça reste à construire.

Propos Recueillis Par Eglantine Puel

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