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Nectar Go veut amplifier la vente directe des produits locaux

25-06-2021

Actualité

Consommation

La commercialisation des denrées locales avec la simplicité d’une centrale d’achat : c’est ce que propose Nectar Go, start-up accompagnée par la chambre d’agriculture. Pour se lancer, elle est en train de construire une communauté de producteurs en région.

Nectar Go
Martin Pennel (en vert) entouré de l’équipe de Nectar Go. ©LDG

Simplifier la vente de produits locaux dans les supermarchés qui les entourent. C’est l’objectif de Martin Pennel avec Nectar Go, la solution qu’il élabore depuis l’été 2020, en partenariat avec la chambre d’agriculture du Nord-Pas de Calais. « Nectar Go veut aider les agriculteurs à travailler en direct avec les enseignes locales : Biocoop, Match, Intermarché, Leclerc… », résume le fondateur de la start-up.

Développée sous forme d’un site web, la plateforme est un tremplin d’accélération commerciale. « Commercialement, les producteurs reposent historiquement sur des circuits traditionnels, pratiques au niveau logistique mais dans lesquels ils maîtrisent moins leurs prix, leurs débouchés et leur visibilité. Quand ils se lancent dans le circuit court, c’est lourd à gérer au quotidien, au niveau logistique et administratif. Nous avons eu envie de leur donner les avantages de la commercialisation directe et du grossiste réunis. »

Optimisation des flux

Pour l’entrepreneur de 35 ans originaire du Nord, il s’agit d’abord de permettre aux agriculteurs et aux chefs de rayon de se rapprocher. « Aujourd’hui, une minorité de producteurs accède aux commerçants de la GMS. Cela implique de pouvoir rencontrer les bons interlocuteurs en magasin, d’avoir une bonne gestion des commandes et de l’administratif ainsi qu’une certaine visibilité auprès des consommateurs… »

Pour le chef de rayon, ce n’est guère plus simple. « Historiquement, les magasins voient leur réassort assuré par la centrale d’achat. Mais les clients aiment le local. Les magasins passent donc des commandes aux producteurs, la plupart du temps par téléphone, fax, mail… Dans le meilleur cas sans erreur de saisie. Mais cela demande beaucoup de temps. Au final, ils le disent : le local c’est 1 % de leurs produits mais 95 % de leurs soucis. »

Logistique optimisée

Le service permet donc de contacter les chefs de rayon et de gérer ses commandes en ligne de A à Z, mais ne s’arrête pas là. « C’est également un module de mutualisation logistique, poursuit le startupeur. Le producteur peut choisir de faire sa livraison lui-même, de mutualiser le transport avec un voisin, ou opter pour notre solution d’externalisation logistique. Le tout dans le respect des contraintes logistiques spécifiques à chaque produit. » Un itinéraire de tournée optimisée est également proposé au producteur, temps de trajets et coût compris.

« En synchronisant le transport, on va éviter beaucoup de kilomètres inutiles, et ainsi faire gagner du temps et de l’argent au producteur », ajoute Martin Pennel. Une bonne façon d’améliorer le bilan carbone des fruits et légumes locaux, parfois étonnamment supérieur à leurs homologues venus d’Espagne, dont le transport est optimisé jusqu’au trognon. « Des camions qui circulent à vide, en termes de rentabilité, cela peut impacter jusqu’à 50 % du prix de la commande, en comptant le temps passé. » Bonus : pour soulager les trésoreries, la plateforme propose un paiement accéléré du producteur après la livraison.

« Nectar Go veut aider les agriculteurs à travailler en direct avec les enseignes locales. »

Martin Pennel, fondateur de Nectar Go

De nouveaux flux

Nectar Go entend aussi fournir des informations pour la mise en valeur du produit en rayon, « comme font Danone ou Nestlé en GMS ». « Notre outil est aussi un éditeur aux couleurs de l’enseigne. Aujourd’hui, le local est l’attente n° 1 des consommateurs. Pourtant, il est souvent sous-valorisé en rayon. Ici, en pressant un bouton, le chef de rayon pourra éditer la photo du producteur, sa distance avec le magasin, des étiquettes, des affichettes… » Le service sera accessible via un abonnement mensuel sans engagement, à trois niveaux de prix en fonction des options.

« L’inscription est gratuite et permet d’être visible par tous les commerçants locaux, précise Martin Pennel. Mais si on veut contacter des commerçants, recevoir des commandes ou mutualiser ses livraisons, l’outil devient payant. » Nectar Go offre trois mois de service pour toute inscription avant le 31 juillet. La commercialisation officielle sera lancée en septembre. « Nous voulons permettre aux producteurs de trouver de nouveaux flux près de chez eux. Une nouvelle logistique alimentaire : locale, transparente, digitale. » Tout un programme.

Lucie De Gusseme

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