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Publireportage : les Moulins de la Bassée, une histoire de famille

10-03-2022

Actualité

Transformation

Depuis un siècle, les Moulins de La Bassée écrasent le blé des Hauts-de-France pour en extraire aujourd’hui près de 500 tonnes de farine chaque mois. Rencontre avec Louis-Frédéric Sion, quatrième génération de meuniers.

Louis-Frédéric Sion dirige aujourd’hui l’entreprise avec son frère Xavier. Ils sont la quatrième génération de meuniers. © LT

La bâtisse trône le long du canal, affichant fièrement les couleurs des Moulins de la Bassée créés dans les années 1920 par Marcel Houssin. Louis-Frédéric Sion, arrière-petit fils du fondateur, raconte quelques moments clés de l’histoire de cette entreprise familiale. La casserie de pois – le métier originel de son aïeul -, l’incendie pendant la seconde guerre mondiale, la reconstruction du moulin, sa remise en route à la Libération. Et puis, bien plus tard, l’automatisation des process. « Avant, les sacs étaient transportés à la main cinq à six fois. Aujourd’hui, on ne les porte plus qu’à la livraison ».

Du blé 100 % local

Broyé et tamisé plusieurs fois, le blé fournit à la fin du process farine et son. Ce dernier est destiné à l’alimentation animale. © LT

Pour produire chaque mois 500 tonnes de farine, l’entreprise compte douze salariés : deux meuniers, un boulanger qui teste des recettes et propose des animations, quatre chauffeurs livreurs, deux commerciaux. Et puis il y a Louis-Frédéric, son frère et associé Xavier, son épouse Camille qui gèrent à eux trois logistique, comptabilité, commerce et technique. Le blé – entre 7 000 et 8 000 tonnes achetées par an – est régional. Il parcourt tout au plus 120 kilomètres avant d’être mélangé, nettoyé, brossé, mouillé, broyé, tamisé et conditionné. « Nous travaillons avec des coopératives, capables de nous faire un mélange de variétés de blé et l’assurer pour l’année », explique-t-il.

Des clients boulangers

L’automatisation a été engagée au début des années 2000. Une révolution pour les Moulins de la Bassée. ©LT

Le blé panifiable standard ne suffit pas au meunier qui souhaite des variétés d’une qualité supplémentaire. Quant à la clientèle, elle se compose à 70 % d’artisans boulangers du Nord-Pas de Calais. Le dernier tiers se répartit entre grandes surfaces, industriels (biscuits, plats préparés…) et la boutique de vente directe.

Un métier essentiel

Le magasin du moulin ouvre il y a une vingtaine d’années, sur les recommandations d’une radiesthésiste qui cherche alors une farine à conseiller à ses patients, et dont le pendule valide la qualité du produit. La mayonnaise prend immédiatement, portée par la mode des machines à pain née dans les années 2000. Les clients se ruent dans le magasin pour y acheter farine mais aussi levure, graines, pépites, sucres et autres produits en vrac pour mitonner chez eux toutes sortes de pains.

Rebelote vingt ans plus tard, aux débuts de la pandémie et la pénurie de farine en grande surface : la veille du confinement, des files de clients se relaient toute la journée en attente de la précieuse farine, promesse de pains et pâtisseries maison. « Le confinement a fait redécouvrir notre métier de meunier », conclut Louis-Frédéric dans un sourire. 

La farine des Weppes, un produit de qualité

Depuis 2005, la farine traditionnelle des Weppes est labellisée Saveurs en’Or. Un gage de qualité pour ce pur produit local.

En 2005, une dizaine d’agriculteurs des Weppes se rapprochent et cultivent pour les Moulins de la Bassée une même variété de blé : Camp Rémy. Les meuniers s’engagent alors dans la labellisation de cette farine 100 % locale. « Nous souhaitions nous associer à une démarche de promotion des produits de la région », explique Louis-Frédéric Sion. Sans aucun additif, cette farine haut de gamme est utilisée dans la fabrication de pain traditionnel français. « C’est le summum de la qualité, souligne le dirigeant, la variété du blé est très importante ». Principalement livrée aux boulangers, cette farine est également vendue sur place aux particuliers en sac de 5 kg.

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