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Reconfinement : quels impacts pour le secteur agricole des Hauts-de-France ?

29-10-2020

Actualité

Terre à terre

Avec le nouveau confinement et la fermeture des restaurants, certaines filières agricoles des Hauts-de-France risquent de rencontrer à nouveau des difficultés. Et d’autres, de connaître un regain d’activité. Petit aperçu non exhaustif.

Deuxième vague, deuxième période de confinement. À l’occasion de son allocution aux Français le 28 octobre 2020, le président de la République a annoncé un nouveau confinement. Au moins jusqu’au 1er décembre. Des précisions doivent être apportées par le gouvernement lors d’une conférence de presse le 29 octobre à 18 h 30, indique le ministère de l’Agriculture.

Si, pour les agriculteurs, cette annonce n’a pas d’impact direct sur leur travail au sein des exploitations, de nombreuses filières risquent d’être touchées. Comme elles l’ont été lors du premier confinement du 17 mars au 11 mai.

Lait, pommes de terre

Tout d’abord, la fermeture administrative des établissements « recevant du public, notamment les bars et restaurants » pourrait avoir des conséquences en termes d’écoulement des produits. Lors de la première période de confinement, les volumes consommés par la restauration hors domicile n’étaient pas reportés vers ceux consacrés à la consommation domestique.

Dans les Hauts-de-France, le maroilles en est peut-être l’exemple le plus symbolique : – 40 à 90 % des ventes selon les producteurs avaient été enregistrées.

Relire notre article : Maroilles, une bouée pour sauver l’AOP

De manière plus générale, la filière lait avait été touchée, et des demandes de réduction des volumes formulées.

Retrouver : La filière lait appelle à réduire la production

C’est aussi toute la filière pommes de terre qui a été chamboulée dans la région, avec un report des pommes de terre d’industrie vers le marché du frais.

Relire : Pommes de terre, la filière en quête de débouchés

En région, c’est également la filière brassicole qui a pris du plomb dans l’aille avec la fermeture des débits de boisson. Le marché de la bière devrait reculer d’au moins 30 % à 40 % cette année en France,

On lira aussi : Aymeric Hubo, brasseur : « 2020 est une année dans les choux »

Vente directe

À l’inverse, la crise sanitaire et le confinement ont eu des effets positifs pour certains producteurs. De nombreux consommateurs se sont en effet tournés vers la vente directe. Des magasins de producteurs, des Amap et autres réseaux de distribution en directe, ont croulé sous le poids de la demande.

Relire par exemple : Fraises : « Économiquement, c’est une belle récolte qui débute »

Ce fut aussi le cas de la filière bio.

Relire notre grand format : Le boom du bio en confinement

Cheval

Rapellons que la période fut très difficile pour la filière équine, qui a vu ses chevaux privés de leurs propriétaires, et les centres empêchés de proposer leurs activités. Pour l’heure, les détails de la nouvelle période de confinement n’ont pas été précisés pour cette filière.

Relire notre grand format: Le Covid-19, véritable course d’obstacles pour la filière cheval

Dans un flash info publié à la suite du discours présidentiel, la Fédération française d’équitation (FFE) demande des mesures spécifiques:

Horticulture

Pour ce secteur, les questions sont encore nombreuses. Mais les fleuristes vont sûrement être dans l’obligation de fermer.

« Cette période de fin d’année qui démarre avec la Toussaint et ses chrysanthèmes pour s’achever avec les fêtes de fin d’année, représente pour la filière française du végétal la seconde période d’activité la plus forte en termes de chiffres d’affaires dans l’année: quelques 530 millions d’euros », souligne l’interprofession qui appelle au maintien des activités commerçantes.

Relire notre article : Horticulture : 7 % des producteurs mettraient la clé sous la porte en 2020

Laura Béheulière

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